T0Ki0H0TEL___ *¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯_____Will`kommen ;________*_____STiCH IN`S GLÜCK*

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DAS iST DER LETZTE TAG !
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Vier traüme . Quatre rêves

Quelques fanfictions . Quelques écrits . Un autre monde à découvrir . & tout comme vous, j`adore les commentaires ;D
N'oubliez donc pas que cela reste fictif, amateur & sans droit

Retrouvez moi sur
Milkberry & Zerbrochen
# Posté le jeudi 01 novembre 2007 09:55

*OS______________________________Nous voulions seulement parler_______Et maintenant tu es allongé ici______Et je suis allongé à côté______*

*OS______________________________Nous voulions seulement parler_______Et maintenant tu es allongé ici______Et je suis allongé à côté______*


_____- C`est où chez toi ?
_____- Dans le lit des autres !
_____- Ah ! On va à l`hôtel alors ?









Je venais de boire. Un peu. Et beaucoup aussi. Je suis sortie. Comme chaque soir. Le même bar, les mêmes gens, et les mêmes garçons à baiser. La même déprime et le même humour. On me dit ironique. Je vous réponds lassée. Ma vie se résume à une routine étouffante ! Je déteste ma vie ! L`être humain est un ensemble de brouillon, et Dieu ne fait que se tromper davantage en vieillissant ! Pas toujours le top d`ailleurs.
Et les parents, c`est pire ! Mettre au monde un enfant pour le condamner à mourir, c`est un crime. Je ne veux pas d`enfants. Ni de mari. Ni de parents, mais là, j`ai pas choisi. Je veux un mec. Pas un mari, un mec. Un mec qui me surprenne et me baise jusqu`à soixante ans ! Le sexe n`est pas tabou ! Je change de lits, et de personnes chaque soir. J`aime çà, çà m`excite. Ca me stimule. Bref.
Et re Bref d`ailleurs. Une belle soirée. Jusqu`à ce qu`ils arrivent ! J`en ai lâché mon verre, et je me suis ouverte la main. On m`a soigné. J`ai pris un deuxième verre. Ils ont dansé, dragué. Moi aussi. J`ai embrassé. Eux aussi. Lui aussi. Je suis sortie. Et il est arrivé ! Je n`y ai pas cru. L`alcool, c`est difficile à contenir ! J`ai vomi dans le caniveau, et il s`est approché ! J`ai ouvert de grands yeux ! Il m`a proposé de me tenir compagnie. On a marché, trois pas, et puis l`hôtel n`est plus très loin.

- Tu ne connais pas Tokio Hotel ?
- C`est quoi, une auberge ?
- Si tu veux !
- La tienne ?
- Ouais ! Passe quand tu veux, je te ferais des crêpes !
- Vrai ? Au nutella ?
- C`est toi que je boufferais au nutella.

Comment lui dire que je connais son groupe par c½ur ! Que j`en suis fan ! Que ce garçon repose dans ma chambre comme un roi, et que je ne vis que pour lui ? Que leurs mots m`obsèdent et que ... Comment lui avouer tout çà alors qu`il s`apprête à me baiser comme je baiserais n`importe qui ? Il me prend par la main, j`entremêle ses doigts des miens. Je rigole, lui aussi. On chancelle et finalement, on arrive devant l`immense bâtiment. Ca aussi, çà devrait être interdit ! Les grands bâtiments avec pleins d`espace vide, alors que des gens meurent dehors. Je suis d`un esprit trop lucide et utopiste à la fois.
La nuit sera courte, et le vigile de l`hôtel nous regarde d`un drôle de regard. Il semble me dire de partir. Ne reste pas jeune fille ! Ne reste pas ! Pars dès qu`il en est encore temps ? Aurais-je trop bu ? Fais attention petite, fais attention !

- C`est quoi ton nom ?
- Adèle !
- Comme les Yaourts ?
Je ne cherche pas le rapport. Je m`en fous.
- Ouais, et toi ?
- Tom ?
- J`avais un ours appelé ainsi ! Tom, j`ai envie de toi !
- De moi ou du nounours ?
- Toi
- Qu`est ce que t`attends ?

Le miroir de l`ascenseur vibre sous son poids, alors que je pose mes lèvres contre lui. Ses mains se baladent sous mon tee-shirt, et je souris ! Mes sous vêtements sont bien choisis.
Je soupire, et on entre dans la chambre. On a commencé le tout dans l`ascenseur ! Au moins, il est doué ! Et pressé ! Et bourré ! Enfin, bourré ! Il n`est pas très net dirons-nous ! Je l`embrasse, il m`embrasse ! On se colle au mur, et une fois nus, nous dirigeons jusqu`à la salle de bain. Sans raisons.
Il ouvre l`eau chaude, on se déshabille et on se glisse sous l`eau. Sa peau est douce, et mes cheveux me glissent devant les yeux. Il replace une mèche, et m`embrasse à nouveau. J`entoure sa taille de mes mains. Et nous baisons ! Bien, très bien, mais sans amour ! Juste parce que j`ai vomi, je baise Tom Kaulitz. Avouez que le paradoxe est étouffant. La nuit est claire, et dans le noir, nos doigts s`entremêlent à la clarté de la nuit ! Nous nous sommes couchées peu après.
Il m`embrasse le cou, et me regarde.

- Tu crois pas au grand amour toi ?
- Et toi ?
- Moi ? Non ! C`est pour çà que je change de filles à chaque fois ! Ca me permet de me sentir vivant. Je ne veux pas me réveiller à quarante ans avec l`idée d`avoir rater ma vie et perdue ma jeunesse. Et toi ?
- Moi ? Je n`ai pas encore trouvé l`homme de ma vie !
- Il serait comment ?
- Si un jour un gars me propose un café, sous un ciel pluvieux, et m`offrant un bonnet, je l`épouse.
- Tu es bizarre.
- Ouais, il parait !
- Et tu fais comment si c`est un clochard ?
- Une robe de mariée en papier recyclé ! Génial !

Je souris, et il continue son ascension dans mon cou. Je le laisse, persuadée d`être une privilégiée, tout en sachant que dès demain, il y aura une autre à ma place et un autre à sa place. Mais ce soir, je peux être fière de moi ! J`ai couché avec mon idole ! Pas mal, non ? Moi qui avais pensé à un suicide, je peux être fière de moi ! Le suicide attendra, lui non !

- Tu veux faire quoi plus tard ?
- Péripatéticienne
- C`est pas un truc dans les labos, avec du sang et tout ?
- Si tu veux ! C`est les putes !
- Ah ?!
- T`as vraiment aucune culture !
- Je viendrais te voir tous les soirs !
- Me voilà riche !

Il me sourit ! Enfin, je ne le vois pas, mais je devine son sourire ! Il se sent bête, et même si je le tourne au ridicule, il s`amusera quand même à dessiner des c½urs sur mon ventre. Il m`amuse, et je l`amuse. Je pense. On s`entend bien. On parle. Musique, actualité, et arts. On parle de gars et de filles aussi. On se tourne nous même en dérision, et on rit.
Il me chatouille, et s`assoit à califourchon sur moi. Il se penche, m`embrasse, et me regarde. Je passe mes mains dans le bas de son dos.

- T`es sûre que tu connais pas Tokio Hotel ?
- Je devrais ?
- Non ! Ca change !
- Pourquoi ? C`est quoi ?
- Mon groupe de rock !
- J`écouterais ! C`est quoi déjà le nom ?
- Merci !
- Euh. Pourquoi ?
- D`être gentille !
- Ah, de rien ! T`as une belle gueule !

Il fit un sourire, et se pencha à nouveau ! Nous fîmes l`amour une seconde fois ! Sa `belle gueule` eut raison de mon désir, et c`est essoufflé que nous nous allongeâmes, côte à côté, fixant le plafond. Puis, tourné vers moi, il me prit tendrement dans ses bras, tandis que je m`amusais à jouer négligemment avec une de ses dreads.

- Je peux rester dans tes bras ?
- Toute ta vie !
- Tom, ne joue pas à çà !
- Une autre nuit alors ...
- Pourquoi ? On a fait le tour du truc là, non ?
- J`aime bien quand tu parles de toi !
- Moi pas !
- De quoi ?
- Parler de moi !

J`ignorais que ma vie se rassemblait en quelques mots. Pourtant, je m`aimerais presque, en me regardant dans le miroir plus tard.

- Tu sais, on a fait l`amour !
- Nan ! On a baisé comme des lapins !
- Délicat ! Bon, soit ! Tu t`es transformé en lapine quand tu m`as vu ...
- Mouais ! Et toi en grenouille ?
- Ca saute pareil ?
- Un peu comme les crêpes !
- J`adore les crêpes ! Bref ! Tu vas faire quoi après ?
- Péripatéticienne !
- Je voulais être sûr !
- Pourquoi ?
- Je veux te revoir !

Nous nous endormîmes, sur ces paroles et ces demandes. Je me redresse. Il reste au lit, immobile, les yeux fermés. Il est encore plus beau. Plus vulnérable. Je dépose un baiser furtif sur ses lèvres, alors que je m`entoure d`un des deux draps, et me glisse jusqu`à la salle de bain.

- C`est quoi ton numéro ?

Je sourit, et me pose contre l`embrasure de la porte.

- Tu me payes combien pour l`avoir ?
- J`hésite

Je souris, et m`enferme. Mon jean trône au beau milieu de la pièce. Mon tee-shirt aussi. Pas mes sous vêtements. Tant pis. Je me glisse rapidement sous l`eau, sous les souvenirs de la veille.
Je ressors, alors que la salle s`embue, et j`enfile mes vêtements. Il ouvre alors la porte, et je me retrouve claquée contre le mur, sa langue jouant avec la mienne. Il sourit, se décale, et sans pudeur, nu, se glisse sous la douche que j`occupais. Je pose un papier sur le lit, et sors.

Les jours passent, les heures défilent. Cette soirée ne quitte pas ma tête, et tandis que je somnolais en cours, mon portable vibre. Je souris, et discrètement, je sors l`appareil. Numéro inconnu. Je devine, et repousse l`idée. Il ne peut pas m`appeler. Puis, la journée passer. Je sors. La cour est remplie.
Puis je le vois, appuyée contre une voiture, lunettes devant le regard. Il m`aperçoit, regard pétillant et sourire malicieux. Je m`approche.

- Tu attends souvent tes conquêtes dans le froid ?
- C`est la première fois !
- Je suis touchée !
- Tu veux aller boire un café.

Une ou deux gouttes de pluie tombent, et je baisse la tête. Les larmes aux yeux, je commence à trembler. Mon tee-shirt n`est pas assez épais. Et je le vois. Il me le tend. Un petit bonnet en laine, couleur sombre et rassurante à la fois.
Je lève les yeux, et tandis qu`il se penche, je ferme les yeux, appréciant ce nouveau baiser.
Finalement, je l`ai trouvé mon gars, sous la pluie, me proposant un café et un bonnet.



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Vos impressions ? ;p

Je voudrais juste dire que cette fiction est bien de moi. Si vous l'avez déjà lu ailleurs, c'est qu'on m'a plagié. J'avoue que j'hésite à la dégager. J'en ai marre des voleurs. C'est à moi ='(
# Posté le jeudi 01 novembre 2007 10:13
Modifié le jeudi 17 janvier 2008 14:23

*+Ich biete dich an meine Augen+*PARTiE #o1_____________

*+Ich biete dich an meine Augen+*PARTiE #o1_____________


Le soleil venait de se lever. Juste à peine, le temps de montrer le bout de ses rayons. Et un jeune blond montait lentement des escaliers. L`ascenseur lui avait paru être inadapté, alors il montait inlassablement les marches. Il mit peu de temps, trop plongé dans ses réflexions, à arriver jusqu`à la porte portant l`inscription 104. Il appuya légèrement sur la poignée, et se glissa dans l`embrassure. L`appartement 104. Appartement désormais bien vide ! Le 104, un logement un peu décalé de la ville, et bordant un magnifique parc ! Un appartement qu`ils avaient choisi tous ensemble, quand ils étaient encore unis comme les doigts de la main. Plusieurs heures que tout est fini. Pourquoi ? Parce qu`« il s» ne sont plus ? Le douloureux souvenir des rires qui jaillissaient de tous murs envahit le c½ur du jeune homme. Toujours tête baissée, il entendit des pleurs dans la première chambre du couloir. Une mince grimace, avant qu`il ne s`aventure dans ce même couloir, un poids au ventre. C`était la première fois qu`il entendait Georg pleurait, et respectant sa solitude, il s`aventura dans la chambre de Tom.
Les draps étaient encore défaits, et il se mordit la lèvre lorsqu`il vit qu`un des tee-shirts de Bill traînait encore au sol.

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Un éclat de rire, une fois encore, alors qu`ils en étaient à leur cinquième partie de jeux vidéos. Une sorte de matinée privilégiée entre son jumeau et lui. Une sorte d`instant unique, qu`eux seuls pouvaient partager. Le châtain le regarda de nouveau, et sans attendre, pouffa à nouveau. La journée n`était pas des plus ordinaires, puisque c`était l`anniversaire de Georg. Et les deux autres membres ne devaient plus tarder. Mais les jumeaux n`avaient pas pu attendre, et avaient déjà bien commencé la mini fête improvisée.
Lorsque le chanteur se leva, il chancela, tellement il riait, s`attaquant alors à parcourir l`appartement, une main sur son ventre. Son briquet était à l`autre bout du logement, et il se doutait qu`à moins d`attendre, il devrait se débrouiller tout seul.

- Tu vas où ?
- Chercher un briiiiiiquet, répliqua-t-il en baillant
- Reste avec moi !

La demande avait coupé l`animation de la pièce. Tom, aussi mignon soit-il, avait posé cette requête comme un ordre. Reste avec moi. Ne m`abandonne pas. Ni maintenant, ni jamais. Bill. J`ai tellement de choses à te dire.
Tom fixa son jumeau, sans un mot de plus. Ce dernier ne répondait pas, trop occupé à penser. Lui. Lui. Lui. Tom. Toujours lui. Sa présence résonnait chaque seconde dans son esprit, alors qu`il baissait la tête. Ses yeux s`éteignirent délicatement, et c`est encore une fois son visage qui le hanta. Je te demande de rester. Ne pars pas, tu es bien là. C`est le seul endroit où je peux t`avoir. Dans ma tête. Le seul endroit où tu m`appartiens. Dans ma tête. Ne m`abandonne jamais ...
Les mêmes pensées, les mêmes envies. Le même regard, alors que Tom relève légèrement la tête, murmurant presque.

- Serre-moi dans tes bras ! Serre moi, parce que moi, je n`aurais pas le courage. Bill ! Je n`arriverais pas à te le demander une seconde fois !

Bill se tourna vers son frère, tandis que ce dernier se relevait difficilement, les deux mains à plat sur le canapé. Il fit quelques pas dans la pièce, légèrement tremblant et se colla à Bill. Les mains dans son dos, et la tête dans sa nuque, il inspira l`odeur du brun, se laissant peu à peu aller à un sentiment de bien être.
Le brun ne bougea pas, tout d`abord surpris, puis entoura tendrement son frère de ses bras. Que dire de plus ? Le châtain se sentait bien là. Dis, je peux y rester toute ma vie ?
Il releva légèrement la tête, et laissa ses yeux dans le regard sombre du garçon, qui le regardait, plus qu`étonné.

- Tom ?

Si seulement il avait sût que ce regard n`était ainsi que parce que Bill souhaita, à cet instant, et plus que tout, que Tom ressente les même sentiments qu`il éprouvait lui-même. Mais Tom sembla triste, se mordant la lèvre. Qu`ai-je fais ? Il repoussa alors Bill avec une extrême violence, et sans rien dire, il partit en courant dans sa chambre. Légèrement vacillant dans le couloir, il avait fini par claquer sa porte, alors qu`il se maudissait intérieurement d`avoir cru un instant que Bill puisse l`aimer. Posé contre cette dernière depuis quelques minutes, il prit appui sur ses mains, placées dans son dos, et s`avança dans la pièce, où il se laissa choir sur le lit.

En position f½tale, il pria pour que Gustav et Georg arrivent tôt. Mais Bill ne l`entendait pas de cette oreille apparemment, puisque Tom entendit la porte de la pièce s`ouvrir. Sans bouger, il sentit, quelques instants plus tard, que le lit s`affaissait sous le poids d`une deuxième présence.
Non, ne te mets pas là.
Le brun se glissa contre le dos de son frère, et posa son front sur une des omoplates du châtain, alors que Tom sentait les mains du brun sur son ventre.
Non, ne reste pas là, Bill, je t`en supplie.
Tom se décida à se tourner, voulant demander à son frère de partir, mais lorsqu`il croisa le regard du brun, encore maquillé, et légèrement coulant, il ne put que se mordre davantage la lèvre.

- Tom ?
- T`es beau ...
- Comme toi, on est jumeaux ! Répliqua en souriant le brun, alors qu`allongé de côté, il glissait ses deux mains jointes sous sa tête, laissant la taille de Tom.

Ce dernier vit que son jumeau fermait lentement les yeux, laissant un sourire sur ses lèvres. On est jumeaux. Je sais çà. Je sais. L`adolescent soupira. Cela faisait plusieurs semaines qu`il avait compris ce que son c½ur lui disait ! Cet éveil au bas ventre, ces tremblements, ce sentiment de bien-être ... Il n`avait jamais ressenti çà, et il ne comprenait pas pourquoi c`était lui, et pas un autre.
Oui, pourquoi ?
Le guitariste se leva, et s`approcha de la fenêtre, s`appuyant contre le mur adjacent. Il ne pouvait plus regarder son frère. Il ne pouvait plus, parce que là, en ce moment précis, il se dégoûtait.

Bill rouvrit les yeux, et posa de nouveau son regard noisette sur Tom. L`image de Gustav et lui s`embrassant l`arrogea. Bill soupira, et referma les yeux, se lovant un peu plus dans les draps de son frère, laissant l`odeur de ce dernier l`envahir comme un doux parfum. Il n`avait pas besoin de lumière. Il le connaissait par c½ur ! Chaque centimètre de son corps, chaque trait, et chaque tic ! Il en connaissait chaque détail, et c`est même sans surprise qu`il redessinait son visage dans son esprit, avant de s`endormir le soir, le sourire aux lèvres.
Lui et moi, nous sommes pareils ! Et pourtant !
Pourtant, ils n`ont pas la même démarche, pas la même allure, plus le même physique ! A chaque année de prise, ils s`éloignaient davantage, pour finalement devenir totalement différent ! Et indifférent. Bill s`occupait de son chant, de leur groupe, de cette vie qu`ils s`offraient, et lui, son jumeau, sa moitié, son tout, il s`occupait, en premier lieu de draguer, puis, de Lui. Lui. Gustav. Et elles aussi, toutes ces filles. Depuis quand ne lui avais-je pas parler, de peur que ma jalousie ne me fasse faire des conneries ?

Il repensa quelques instants à cet adolescent, se souvenant que ces derniers temps, il enchaînait les conquêtes. Et çà coûterait certainement. Gustav le détesterait. Et partirait. Il quitterait l`appartement le lendemain même, après cinq mois de relation plus ou moins fidèle, peut-être plus. Tom qualifiait çà de flirt et Gustav, lui, ne s`était plus retourné. Bill suivrait la scène de loin. Ne fais pas ta valise ainsi ! Ne te retourne pas comme çà ! Ne lui tourne pas le dos ! Regarde le ! Ne pars pas ... Pour finalement savoir que oui, tout était de sa faute. A Tom, ou à lui ?
Ils finiraient par s`engueuler ! Des cris, des pleurs, et des portes claquées.

Parfois, l`adolescent n`avait qu`à jeter un regard vers Tom pour se dégoûter. Comment pouvait-il voir en son frère bien plus qu`un jumeau, et comment pouvait-il aimer son frère plus que l`autorisé ?
Suis-je à ce point un monstre, d`éprouver du désir pour cette moitié ? Cette moitié similaire à moi, cette moitié qui finalement, n`est qu`un doux reflet de ce qu`un miroir me renvoie !
Evidemment, les différences sont notables, mais rien, au final, ne pouvait enlever l`étrange lien qui les liait ! Parfois proches, et parfois éloignés.

Il se mit alors à fredonner de douces paroles. Une chanson bien vieille maintenant, d`un temps un peu effacé, et pourtant, jamais Rette Mich ne serait oublié ! Ni pour l`un, ni pour l`autre ! Tom se mordit la lèvre, laissant son piercing s`appuyer un peu plus sur sa peau, regrettant alors de ne pas avoir sa guitare avec lui. Il l`avait laissé dans le salon, un peu plus loin, et l`idée de devoir retraverser l`appartement l`empêcha d`esquisser le moindre mouvement. Il se laissa alors bercer par la simple voix de Bill, alors que son corps entier s`apaisait.
Très légèrement, et les yeux maintenant fermés, ses pieds se décalèrent sommairement, laissant à tout son corps le soin de se dégourdir un peu.
Les yeux clos, le musicien ne vit pas que son chanteur s`approchait, sans pour autant s`arrêter de chanter, et même s`il lui semblait encore éprouver du dégoût envers lui même, il ne fit rien pour l`arrêter, et le laissa se poser à côté de lui, contre le mur. Il s`était arrêté de chanter, et Tom retint une demande, celle de continuer.

Chante Bill ! Ne t`arrête jamais de chanter ! Tu es toute ma vie, et si ta vie à toi s`arrête, puisque ta vie, c`est la musique, je ne pourrais plus vivre !
Tom tourna sa tête vers le brun, alors qu`il ouvrait légèrement les yeux, et plongea son regard dans celui noisette de son vis-à-vis. Sans rien dire, Bill approcha lentement son visage de celui de Tom et déposa ses lèvres sur celles de ce dernier. Il ne prolongea pas le baiser et recula juste sa tête. Non honteux, mais non envieux non plus de voir le regard de Tom, il pivota, et s`apprêta à retraverser la chambre, mais Tom lui attrapa le bras, obligeant le brun à pivoter.

Tom ne se contrôla plus, et s`empara à son tour des lèvres du garçon, laissant cette fois sa langue jouait avec sa jumelle. Bill répondit au baiser avec plaisir, alors qu`il posait ses mains dans le dos de son jumeau. Ce dernier, lui, n`était pas aussi pudique, et avait déjà glissé ses mains sous le tee-shirt serré du brun.
Plus rien ne le dégoûtait, plus rien ne le dérangeait ! Qu`il soit mon frère n`est plus un problème. Je l`aime et ... il m`aime ?
La tendresse de Bill fit sourire Tom, alors qu`il le laisse tomber sur le lit le premier. Légèrement penché au dessus de lui, Tom regarda affectueusement son jumeau, et semble lui demander s`il est sûr de vouloir aller plus loin. Pour seule réponse, le chanteur surélève légèrement la tête, pour se ré emparer des lèvres de sa moitié, passant sa main sur la nuque du garçon.

Lentement, ou vite, sans surprise, l`un et l`autre déshabillèrent avidement leur amant, laissant peu à peu le désir s`installer. Entre gémissements et caresses, entre surprises et découvertes, entre sourires et respirations saccadées, ils se trouvaient. Découvrant peu à peu un plaisir inconnu, ils oubliaient que le monde extérieur tournait encore dehors.
Tom soupira de plaisir une fois encore. Troisième fois que Bill passait sa main sur sa virilité, alors que le guitariste était trop occupé à goûter au délicieux plaisir d`un piercing à la langue. Tout ne reste qu`éphémère pourtant, dans la tête de Bill. Des dizaines d`autres sont passés dans ce lit. Il est passé dans ce lit. Et pourtant, le chanteur aimerait être plus que ces dizaines d`autres. Laissant Tom déposer des baisers dans sa nuque, il se releva légèrement, une main de chaque côté de la tête du dreadeux, et le regarda amoureusement.

- Fais moi l`amour ...

Le châtain ne semble pas surpris, et plonge son regard dans celui similaire qui occupe le visage de Bill. Comment savait-il qu`il aurait dû profiter de ce regard un peu plus longtemps ?

- Tu es sûr ?

Bill l`observa, alors que de nombreuses pensées l`envahissaient. Il était temps de repartir en arrière. Il était temps de faire abstraction et de retourner dans le monde normal. Et pourtant. Il voulait un serment. Un serment éternel. Une sorte de promesse de la vie. Il voulait se savoir important pour Tom, unique. Il voulait savoir que même si Tom le referait avec d`autres, Bill resterait le plus important ! Il voulait que Tom lui appartienne totalement. Oui, il voulait que Tom lui fasse la même, même s`ils sont frères, mêmes s`ils sont hommes, même si cela semblait malsain, et dégoûtant, même si ce n`est qu`une fois, parce qu`il en avait envie, et parce qu`il l`aimait ! Et même si d`autres suivront, Bill voulait que Tom comprenne qu`il l`aimerait toujours, et qu`il serait toujours là.

- J`ai envie de toi plus que tout !

Le brun fit un petit sourire, et posa tendrement ses lèvres sur celles de son jumeau. Qu`importe l`avis des autres, le châtain ne pouvait plus être que son jumeau. Il était beaucoup plus dans le c½ur du chanteur, beaucoup plus. Et si Bill ne savait pas réellement que les pensées du guitariste étaient similaires, il se laissa lentement aller au baiser, alors que les mains de Tom reprenaient leur caresse ! Tom avait eu peur, quelques secondes, que Bill ne soit pas capable d`aller jusque là, et pourtant, il lui avait demandé de façon si touchante.
Tom bascula, et fit passer son jumeau en dessous, se posant à califourchon sur son nouvel amant. Ce dernier se mit sur le dos, alors que Tom embrassait de nouveau sa nuque, laissant sa main remonter sur la cuisse du brun.

- Tom, tu sais ... J`ai jamais ... Enfin, tu vois

Tom laissa Bill se retourner légèrement et dégageant sa jambe, il s`allongea avec lui, laissant sa main jouer avec les cheveux de Bill. Ce dernier se mordilla la lèvre. Il en avait tellement envie, et pourtant, il avait peur. Posant sa tête sur sa main non occupée, Tom plongea son regard dans celui de Bill, alors que ce dernier approchait ses lèvres des siennes.

- J`ai confiance mon amour !

Tom fit un mince sourire, prolongeant le baiser du brun, et le laissant se retourner à nouveau. Ce moment nous appartient mon amour. Cette première pour toi, cette fois de plus pour moi, ce sentiment, ces sentiments, ce tout !
Je serais toujours là !
# Posté le jeudi 01 novembre 2007 10:25

*+Ich biete dich an meine Augen+*PARTiE #o2_____________

*+Ich biete dich an meine Augen+*PARTiE #o2_____________


Tom se tourna légèrement, et observa tendrement le visage endormi du brun. Couchés au sol, et enroulés d`une couverture, il n`y avait rien de plus beau que leurs deux corps, auparavant enlacés.
Tom se sentait heureux. Son jumeau, sa chair, sa moitié, celui qu`il savait, maintenant qu`il l`admettait, aimer depuis plusieurs années déjà, s`était donné à lui. Ils avaient fait l`amour. Ils s`étaient embrassés, caressés, aimés. Non, il n`y avait rien de plus beau.





Pourtant, il leur faudrait se lever. Leurs deux amis arriveraient dans maintenant une heure, et ils ne devaient pas les trouver ainsi. Pas comme çà ! Il fit un sourire, et passa tendrement sa main sur la joue du brun. Ce dernier se vit naître un sourire sur ses lèvres, alors que ses yeux s`ouvraient lentement.

- Bonchour, murmura-t-il la bouche pâteuse

Tom fit un petit sourire, et approcha ses lèvres de celles de Bill, alors que ce dernier se laissait faire. Finalement, ils avaient toujours été heureux à deux, non ? Laissant sa langue jouer avec sa jumelle, il glissa une main dans les dreads emmêlées de Tom, alors qu`un sentiment de bien-être s`emparait de lui.

Le chanteur entendit alors distinctement une porte qui s`ouvrait, et l`immobilité soudaine de Tom. Le chanteur ne rouvrit pas les yeux, sentant juste que son jumeau lui échappait. Il avait rompu le baiser, et il avait maintenant quitté le lit qu`ils s`étaient construits il y a à peine une heure. Bill, lui, n`en avait pas la force, pas le courage, alors que le guitariste, lui, courrait déjà dans la pièce, enfilant rapidement un jean. Bill l`entendit sortir de la chambre en claquant légèrement la porte.

Tom ouvrit la porte de façon brutale, mais Gustav était déjà occupé à fouiller son armoire. Cherchait-il réellement quelque chose ? Le guitariste s`approcha, et ferma lourdement la porte du meuble, obligeant ainsi l`autre musicien à le regarder dans les yeux. Finalement, ce n`était plus juste de la tristesse qui occupait le regarde du batteur, mais bien de la haine, et du dégoût.

- Quoi ? Hurla Tom. Je te dégoûte c`est çà ?
- A peu de chose près, c`est çà ! Tu veux que je saute de joie parce que tu t`es tapé ton frère, en plus de toutes tes autres blondes, alors que tu es sensé être en couple avec moi ?

L`expression fit mal, mais Tom ne bougea pas. Tu ne me feras pas culpabiliser. Je ne me suis pas juste « tapé » mon frère ! Je l`aime plus que n`importe qui ! Plus que tout, plus que ma vie !
La main de Tom avait relâché l`armoire, et Gustav en profita pour la rouvrir. Saisissant un sac, il commença à le remplir, exactement à l`image des clichés de film. Sa voix se fit réentendre, mais en une intonation plus douce, plus triste.

- Je t`aimais Tom ! Alors tu veux que je réagisse comment ? Que je vous félicite ?
- Non ! Mais quitter cet appart, c`est pas terrible !

Tom s`installa sur le lit, sous le regard du batteur.

- J`ai pas envie d`entendre tes jouissements avec l`autre !
- L`autre a toujours un prénom, et il est encore ton ami !

Gustav ne répondit pas, signifiant clairement que sa pensée allait dans un sens contraire, et contournant Tom, voulut sortir de la chambre. La salle de bain était juste en face, et il n`avait qu`à faire quelques pas pour pouvoir s`emparer de ses objets personnels. Tom ne le rattrapa pas, restant assis sur le lit, et Gustav put aisément remonter le couloir. Du moins, le croyait-il, puisque Bill se trouvait dans la dite salle de bain, torse nu, avec juste un jean posé sur ses fines hanches. Penché jusqu`au miroir, il se maquillait d`un coup d`eye-liner. Gustav fit presque aussitôt demi-tour. Pivotant, il entendit cependant la voix particulière du chanteur.

- Tu pars définitivement ? Tom va aller super mal ...

Gustav ne lui accorda pas un regard, et s`apprêta à sortir. Tu te fous de moi, c`est çà ? Tu sautes l`homme que j`aime, et tu me dis qu`il va avoir mal ? L`adolescent serra les dents, et s`arrêta quelques secondes. Dire qu`il était revenu pour passer un peu de temps avec les jumeaux, et que ne les trouvant pas dans le salon, il les avait supposé dans une autre pièce, se défiant à un quelconque jeu. Mais le couloir ... La résonance de leurs cris. Cris qu`ils pouvaient à l`unisson. Il s`était recroquevillé dans un coin du salon, perdu, et les mains sur les oreilles. Il aurait pu ressortir, oui, mais il ne savait si c`était là le plaisir de Tom, ou de Bill. Comment se douter que c`étaient les deux à la fois ?

Une heure s`était écoulée. Une heure où il n`avait fait que penser à eux tous, à leur situation. Eux autres, dans cet appartement, à faire de la musique. Et il s`était levé, prêt à ... à avoir juste la perversité de vérifier qu`il ne se trompait pas. Il avait donc traversé ce couloir, dans lequel il lui semblait encore entendre raisonner les gémissements. Et pensant trouver une fille, il avait lentement abaissé la poignée de la porte. N`ayant pu que fermer les yeux, il avait reconnu la douce silhouette de Bill.
Sans se retourner, il répondit d`une voix cassée.

- Tu seras là de toute manière !

Il se sentit tirer en arrière, alors que Bill le poussait contre la porte de la salle de bain. Le visage du chanteur était blême, et froid. Comment peux-tu lui faire çà ? Toi qui dis l`aimer ?
Gustav fit un petit sourire, se laissant adroitement maîtriser par le maigre garçon.

- Tu vas me faire quoi Bill ? Tu ne sais pas ce que c`est que d`avoir mal ...
- Et me prendre mon frère depuis des mois, çà ne fait pas mal ?
- Comment peux-tu être devenu ce monstre ...
- Si être monstre, c`est aimer Tom, alors je prends volontiers l`appellation ` Monstre `

La vérité tira une grimace au musicien. Il tenta de se dégager, mais Bill tenait bon. Il laissa passer quelques minutes, et lâcha Gustav, s`éloignant de nouveau jusqu`au miroir. Le batteur retint un rire, et sortit de la pièce sans un mot. Il remonta le couloir, laissant le chanteur le suivre adroitement. Arrivant devant la porte du cellier, il l`ouvrit afin de pouvoir s`emparer d`un autre sac. Il ne pourrait décidemment pas vivre ici une minute de plus. S`apercevant que le chanteur l`observait minutieusement, il sourit, et tourna sa tête jusqu`à Bill.

- Tom n`aime personne ! Et encore moins toi !

Pendant ce temps, ce dernier s`était allongé sur le lit de Gustav, bras en dessous de la tête, alors qu`il avait mis la musique à fond. Et tandis qu`il se laissait envahir par la musique plus que forte, il n`entendit pas les deux autres garçons. Pas immédiatement du moins. S`il n`avait pas mis la musique, aurait-il pu faire changer le cours des choses ?
Bill grimaça, mais ne répondit rien. Il mit très peu de temps à rigoler, et soutint le regard de Gustav.

- S`il ne m`aime pas, je me demande ce qu`il éprouvait à ton égard. Imagine un peu que pendant six mois, il te baisait quand il en avait envie, et qu`en parallèle, il sautait tout un panaché de filles ! Oui, j`avoue ! C`est beaucoup mieux !

Bill était entré dans la salle, tout en tournant autour de Gustav. S`il voulait jouer à celui qui ferait le plus mal, Bill était partant. L`amitié n`avait plus rien à voir. C`était sa fierté qui était en jeu. Les paroles de Bill étaient sèches, cassantes, presque ironiques. Ca fait mal, hein ?

- Tom te quittera ! Hurla-t-il

Enervé, et avec impulsion, Gustav poussa le brun. La vérité lui tordait le c½ur, et pourtant, il savait que c`était la pure réalité.

Ce dernier, trop faible, trop maigre, et trop surpris - et déçu, bien qu`il l`ait cherché - par le regard haineux de son ami, se laissa retomber en arrière.
Bill tirait-il une réelle fierté de cet inceste? En quelques sortes, mais au fond, il avait mal. Au premier regard, Bill avait compris qu`entre lui et Gustav, plus rien ne serait comme avant. Il sentit alors que sa tête lui tournait, alors ses cheveux se collaient contre sa joue. Cette dernière blanchissait déjà à vu d`½il, sous l`effet de la poussée. Aïe, fut sa première remarque. Le chanteur ferma son esprit, ses yeux, et son coeur. C`est vide qu`il sentit qu`un de ses pieds se prenait dans l`autre, et ce fut lentement, très lentement, qu`il commença à réellement chuter, droit comme un piquet.
La chute lui parut lente. Et une étagère trouvait sa place juste là. Bill, redresse toi ! Tu vas te faire mal ! BILL ! RELEVE TOI ! Non ! Je n`ai même plus de force ! Son visage. Son si beau visage. Et sa peau, sa peau si douce, alors que son regard semblait m`aimer. Si Bill avait fait souffrir Gustav, la souffrance n`était rien à côté de ce qui traversait le coeur du garçon. L`épine qui entourait son coeur s`enfonça un peu plus profondément, alors qu`un de ses bracelets cassa, sans raison apparente. Une ou deux cicatrices apparurent, avant qu`un courant d`air ne fasse glisser une petite gourmette en argent sur les marques.
Le mur, les étagères, les produits du quotidien ... Tout semblait être encore lointain, et le garçon pouvait encore se maintenir à quelque chose, ou se jeter volontairement plus loin, mais ses forces l`avaient quitté. Tom n`était pas celui qu`il croyait ! Tom ne l`aimait pas ! Mais sa vie était Tom. Je veux mourir.
Le tee-shirt que Bill avait enfilé en suivant Gustav dans le couloir se releva légèrement, laissant apparaître un ventre trop osseux, et un jean ne tenant qu`à peine sur des hanches trop maigres. Le brun sentit que son piercing, à la langue, faisait couler du sang dans sa cavité buccale, ainsi que sur son menton.
Dans un ralenti digne des mangas, il sentit que ses yeux se rouvraient, un peu de façon exagérée, alors que durement, il tombait droit contre les étagères, dans un bruit sourd. Presque en position foetale, il ne bougea alors plus. Ses yeux le brûlaient énormément, et tandis qu`un hurlement s`échappa de sa gorge, et qu`une grimace s`immortaliser sur ses lèvres, il ferma les yeux, laissant un drôle de liquide pénétrer dans ses nerfs.
# Posté le jeudi 01 novembre 2007 10:31

*+Ich biete dich an meine Augen+*PARTiE #o3_____________

*+Ich biete dich an meine Augen+*PARTiE #o3_____________







Gustav était recroquevillé dans un coin de l`hôpital, alors que Georg était assis droit, sur une chaise de la salle d`attente. Les événements de la veille s`étaient enchaînés, de façon à ce que tous se sentirent impuissant face à l`annonce du docteur : Bill n`ouvrira plus jamais les yeux.
Il était un peu plus de minuit, et le bassiste ne savait toujours pas ce qu`il s`était passé. On l`avait juste appelé, et il avait décroché, le sourire aux lèvres. C`avait été son anniversaire, et il avait passé une bonne journée, toujours en prévision d`une très bonne soirée avec ses amis les plus proches. Or, l`appel le fit basculer du rêve au cauchemar. Rejoins nous à l`hôpital ! Désolé.
Il était arrivé aussi vite que possible, blême, alors que seul Gustav siégeait dans la salle d`attente. « Bill a fait une chute ! Il est encore dans ... dans le bloc opératoire ! »





L`homme déglutit, et regarda Tom, assis en face de lui. Ce dernier jouait mécaniquement avec un des colliers de Bill, retrouvé dans les débris de l`étagère. Il était pâle, et avait les traits tirés par l`anxiété, et par la fatigue. Sa mère s`était enfermée dans la chambre de son fils, pleurant une fois encore l`accident. Evidemment, on - Le `on` incluant Gustav et Tom - avait de nouveau tût les raisons, sur une simple demande de Tom. Ce furent d`ailleurs les seules paroles que Tom prononça à l`encontre de son ex. A quoi bon inquiéter la femme plus que çà ? Affirmant une chute brutale, il n`avait pas réussi à se rattraper et était tombé douloureusement. Un produit toxique, servant dans on ne sait quel moment, s`était déversé sur lui après la chute de son support. Bill avait ouvert les yeux au mauvais moment, et s`évanouissant, il avait laissé le liquide pénétrer son corps.
Le guitariste n`avait pas émis un seul son depuis plusieurs heures. Ses seules autres paroles avaient été adressées au médecin. Gustav releva légèrement la tête, et posa ses yeux sur le guitariste. Qu`avait-il fait ? Tom devait le détester, et Bill était victime de sa propre jalousie ! C`était d`un égoïsme, et d`un tragique ... Il ne pourrait plus jamais se regarder dans un miroir ! Il ne pourrait jamais plus se passait un jour sans qu`il ne voit le corps si fragile de Bill s`étaler de façon aussi gracieuse contre les étagères. Il n`avait pas immédiatement vu que la bouteille tombait, et quand il avait compris, il était trop tard. Bill avait déjà fermé les yeux. Il n`avait même pas vu que le liquide était entré dans le regard du garçon, pour l`éteindre à jamais.

Se jetant au sol, suite au hurlement de Bill, il avait alors senti une larme sur sa joue. Tom était arrivé en courant, et se tenant dans l`encadrement de la porte, il n`avait pas pris la peine de réfléchir, qu`il composait déjà le numéro des urgences. Puis, dans un mouvement plus que brusque, il avait poussé Gustav, qui s`était retrouvé plus loin, regardant le guitariste dégager son frère des débris. Se mettant à genoux à côté de lui, il avait essayé de le réanimer, mais en vain. Et ignorant tout des indications de premier secours, elle avait posé la tête de Bill sur ses genoux, caressant tendrement la chevelure paillée du garçon.

Un médecin arriva, coupant court au silence oppressant de la salle d`attente. La mère des jumeaux le suivait, secouée par des sanglots, alors que Gordon, le beau père de ces derniers, semblait désemparé. D`un signe de tête, il les fit entrer dans un petit bureau, où seule l`aînée, et mère d`un futur infirme, s`installa sur une chaise, toujours en pleurs.

- Je ne vais pas vous mentir, ni vous faire espérer un miracle. Bill ne retrouvera pas la vue. Le produit s`est lentement glissé dans son nerf, et a fait de trop nombreux dégâts.

Bill ne retrouvera pas la vue. Bill ne retrouvera pas la vue. Bill ne retrouvera pas la vue. Ne retrouvera pas la vue. Pas la vue. La vue. Les larmes sur le visage de Simone semblaient n`être qu`un artifice, alors que la soudaine vérité déchirait le c½ur de chacun. Gustav, se mordant la lèvre, frappa sur l`accoudoir de son fauteuil, rageusement, alors que ses deux amis restaient de marbres.
Tom ne regarda pas le médecin. Il se contenta de fixer le mur parallèle à lui, presque absent. Bill ne retrouvera pas la vue, vous dites ?

Le garçon se leva, s`approchant du médecin.

- N`y a-t-il réellement aucun moyen de le guérir ?

De le sauver ...

- A moins que vous me trouviez un donneur possible pour une greffe, et dans les vingt-quatre heures, ce qui est en soit, impossible, non, il n`y a aucun moyen.

Tom s`avança légèrement jusqu`au bureau, et montra à sa mère qu`il voulait la place qu`elle occupait. Cette dernière, sous le choc, se leva et se vit entourée des bras de Gordon. Tom s`assit, et regarda le médecin fixement.

- Vous ne nécessiterez que de quelques minutes pour ouvrir un dossier n`est ce pas ?
- Que voulez-vous dire par là ?
- «J`offre» ma vue à mon frère ! C`est de ma faute ! Je dois assumer.

« Tu m`as donné ta vue, mais tu as pris ma vie »

La mère de Tom ouvrit de grands yeux.

- De ta faute ? Répliqua-t-elle, stridente

Gustav voulut ouvrir la bouche, mais le dreadeux fut plus rapide que lui, anticipant les protestations du brun. Tout était de sa faute. C`était déjà un acte condamnable d`aimer plusieurs personnes à la fois. C`en était un davantage d`aimer son frère, au point de le trouver maintenant dans une chambre d`hôpital, avec pour seul point d`attache un passé qu`il ne verrait plus.

- Je me suis engueulée avec Bill, et en colère, je l`ai poussé ! Il ... Il est rentré dans l`étagère.

Dans le silence de la pièce, et sous le regard intrigué de tous, la main de Simone Kaulitz claqua lourdement sur la joue de son enfant, alors que la tête du garçon tournait lentement sur la droite. Serrant les dents, il ne dit rien, laissant juste sa mère grimacer de rage.

- Tu ... Tu ...

Posant une dernière fois son regard dans le sien, il la vit sortir en claquant la porte. Laissant sa joue prendre peu à peu un ton rougeâtre, et non déstabilisé, il se tourna de nouveau vers le médecin.

- Je prends mes responsabilités.
- En êtes-vous sûr ?
- Parfaitement.

- C`est l`heure Monsieur Kaulitz
- Je suis prêt !

Tom se leva, et glissa le collier de Bill autour de son cou. Les garçons s`étaient vus obligés de retourner dans l`immense couloir vide, alors que le médecin préparait, et le dossier, et l`opération.
Tournant légèrement la tête, il regarda tendrement Gustav, sans aucune haine, sans aucun mot. Ce genre regard qui voulait tout dire : Je ne t`en veux pas ! Je t`ai aimé. Et un « Je suis désolé », caché derrière la tristesse d`un regard noisette. Et tandis qu`il lui tournait le dos, à lui, et à Georg, il prononça juste une parole.

- Ne dis rien Gustav ! Fais comme si ce que j`ai dit tout à l`heure était vrai !

Les deux musiciens, d`un groupe désormais inexistant, regardèrent leur ami s`éloigner à la suite du médecin. Georg tourna la tête vers un Gustav désarçonné. Il n`avait rien pu faire. Il n`avait rien pu dire. C`était le choix de Tom.
Ce dernier entra dans une chambre, alors que la porte se fermait délicatement derrière lui. Deux infirmières le préparèrent, et il sentait dans leurs regards comme de la compassion.
Puis, il ferma les yeux, regardant intensivement la lumière, comme s`il ne la reverrait jamais.

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Depuis plus d`une semaine, les médecins se succédaient dans la chambre 483. Drôle de signe du destin pour un chanteur dont les yeux bandés semblaient ne pas vouloir s`ouvrir. L`opération avait été, semblait-il, un succès, et pourtant, le brun s`obstinait à ne pas se réveiller.
Simone, assoupie depuis quelques minutes, sentit que la main de Bill bougeait enfin dans la sienne. Elle sursauta, et hurla presque sa joie. Bill était réveillée. Son enfant ... Son tout petit ...
Elle appuya sur la sonnette, et posa tendrement sa main sur la joue du garçon.

- Mam...
- Chut ! Repose-toi mon grand !

Son visage était encore bandé, et de nombreux bleus s`éparpillaient sur son corps. Encore plus faible qu`avant, il lui semblait avoir perdu beaucoup trop de forces. Cependant, il sembla acquiescer légèrement, alors que sa mère affichait un sourire attendri. Attendri, mais blessé.

- Je reviens, chuchota-t-elle à son petit, alors qu`elle se levait. Bill afficha un léger sourire, alors qu`il essayait de réfléchir à la raison de cette obscurité. La jeune mère se retrouva vite dans le couloir, fermant délicatement la porte derrière elle. Face à elle, Gustav était assoupi, alors que Georg la fixa, inquiet.

- Il s`est réveillé. Je vais aller voir Tom
- Je vais expliquer ce qu`il se passe à Bill.

La maman acquiesça, trop faible sans doute pour le faire elle même, et laissa Georg se lever et entrer à son tour dans la chambre.
Elle poussa un petit soupir, passant devant le batteur, et avançant de quelques pas, elle ouvrit une autre porte, derrière laquelle elle put voir un jeune adolescent, aux dreads éparpillés, assis sur un rebord de fenêtre.
Elle baissa la tête, et s`avança légèrement, jusqu`à ce qu`une voix emplisse la salle. Elle n`était pas venue le voir depuis la dernière fois. Elle n`avait pas osé. Elle ... Elle avait été une mère indigne.

- Il est réveillé ?

Simone avait été surprise de la rapidité qu`avait eu Tom à s`adapter. Elle voulut hocher la tête, tout d`abord, mais se reprit, et ouvrit la bouche, de laquelle sortit une voix cassée.
Pourquoi Tom lui parlait-il d`une voix douce ? Pourquoi ne lui en voulait-il pas ? Et de cette siffle, et de ce sacrifice ?

- Oui.

Le visage de Tom fut éclairé par un autre sourire, alors que son regard semblait fixé sur le parking de l`hôpital. Tom ne lui en voulait pas ? Il n`y avait ni amertume, ni méchanceté dans sa voix.
Frissonnant, elle s`installa discrètement sur le lit, et observa la photo de ses deux jumeaux, encadrés sur la table de nuit. La femme sentit qu`une autre larme coulait sur sa joue, alors que son regard s`attardait sur son fils. Maintenant accablé de lunettes noires, il semblait encore plus vulnérable qu`avant.
Tom, qu`as-tu fait ? J`ai été une mère condamnable. Je n`aurais pas dû te laisser faire çà.

Georg regardait par la fenêtre, serrant les poings. La veille, Tom avait enfin été autorisé à recevoir de la visite. Georg était arrivé en début d`après-midi, et avait longuement observé cet adolescent aux lunettes noires.
Plus tard, après avoir parlé de tout, et de rien surtout, comme si de rien n`était justement, Tom lui avait appris la vérité, et déjà surpris, à l`époque, de la relation qu`il entretenait avec Gustav, il avait sursauté à l`énonce d`un amour pour Bill. Cependant, il n`avait rien dit, puisqu`il n`avait rien à dire. C`était leur choix.
Georg n`avait pas réellement parlé à Gustav depuis. Il n`avait pas encore le courage ! Il ne pouvait pas réellement lui en avoir, mais Tom ... C`était Tom qui était aujourd`hui aveugle. Cette vérité le blessa davantage.

- Où est Tom ? Demanda Bill, lasse de parler des événements qu`il avait manqués

Georg ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit.

- Bill, `faut que je te raconte une histoire.

Tandis que le visage de Tom se tournait machinalement vers sa mère, un cri se fit entendre dans la pièce voisine.

« PARDON ? JE VEUX LE VOIR ! GEORG ! ENLEVE MOI IMMEDIATEMENT CE BANDEAU ! JE VEUX VOIR TOM ! JE VEUX VOIR MON FRERE ! »

Apparemment, Bill venait d`être mis au courant du sacrifice de son frère. Légèrement souriant, mais cependant le visage dur, il regardait sa mère sans la voir, alors qu`une voix rauque sortait de sa gorge.

- Maman, je pars chez Papa. Il m`a appelé hier, et il accepte de me prendre chez lui. Ne le dis pas à Bill. Invente lui une fugue. Je ne veux plus le revoir. Jamais.

Simone ferma les yeux, prise d`un sanglot, alors que Tom détournait à nouveau un regard qu`il n`avait plus. Une nouvelle vie s`offrait à lui. Une vie où il ne souffrirait pas de ne plus voir Bill.
Alors qu`il y a une semaine encore, il s`endormait dans ses bras, paisible, il le quittait aujourd`hui.

Gustav s`était levé, et avait rejoins Georg, alors que Bill serrait les poings à s`en faire blanchir les phalanges. Tom ...
# Posté le jeudi 01 novembre 2007 10:37